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Archinvest - Le marché secondaire en private equity : une opportunité pour les investisseurs

11/12/2025 - source : Patrimoine 24

Retrouvez notre échange avec Pierre-Olivier Desplanches, directeur général et cofondateur d’Archinvest.

Pierre Olivier Desplanches scaled 3.2Pierre-Olivier Desplanches, directeur général et cofondateur d’Archinvest

On parle beaucoup de secondaire dans le private equity. En quoi le marché secondaire est-il clé pour cette classe d'actifs ?

Pierre-Olivier Desplanches : Le marché secondaire permet avant tout d’apporter de la liquidité aux investisseurs institutionnels. Ces acteurs – compagnies d’assurance, fonds souverains, fonds de pension – investissent depuis plus de vingt-cinq ans dans le private equity, une classe d’actifs par nature illiquide. Traditionnellement, ils devaient attendre la fin de vie des fonds, soit environ dix ans, pour récupérer leur capital.

Avec le développement du marché secondaire à partir des années 2000, des fonds spécialisés se sont créés pour racheter ces participations en cours de vie, souvent avec une décote. Cela revient à monter dans le train en cours de route : les actifs sont déjà en portefeuille depuis plusieurs années, leur performance est plus visible, et le risque est mieux maîtrisé.

Aujourd’hui, ce marché représente environ 115 milliards de dollars et devrait atteindre 250 milliards d’ici 2030.

Pourquoi le secondaire devient-il particulièrement pertinent en période de liquidité tendue ?

Pierre-Olivier Desplanches : La raison principale tient au changement brutal de l’environnement financier. Pendant près de dix ans, les taux d’intérêt très bas ont favorisé une abondance de liquidité et une forte concurrence entre fonds, ce qui a parfois conduit à des acquisitions trop chères.

Depuis 2022, la remontée des taux a changé la donne : les coûts de financement sont plus élevés et les acheteurs sont plus prudents. Les vendeurs et les acquéreurs ont donc plus de mal à s’accorder sur les valorisations. De nombreux fonds préfèrent conserver leurs actifs, ce qui retarde les distributions attendues par les investisseurs institutionnels.

Ces derniers cherchent alors des solutions de liquidité via le secondaire, ce qui explique la forte pression sur ce marché ces dernières années.

Passe-t-on d’une utilisation opportuniste du secondaire à une allocation stratégique durable ?

Pierre-Olivier Desplanches : Oui, clairement. Le développement massif du private equity primaire implique une demande structurelle de liquidité. Il est difficile pour des institutionnels de gérer des stratégies sur dix ans sans visibilité parfaite.

Le marché secondaire repose aujourd’hui sur deux piliers. Le premier concerne la revente de parts de fonds avant leur maturité. Le second, plus récent, concerne des actifs exceptionnels : certains fonds souhaitent conserver plus longtemps des sociétés très performantes. Ils font alors appel à des fonds secondaires pour refinancer ces actifs dans de nouveaux véhicules dédiés.

Cette approche offre un accès à des sociétés de grande qualité dans un environnement plus maîtrisé et renforce les partenariats de long terme.

Quelles grandes tendances vont selon vous continuer à soutenir la croissance du secondaire ?

Pierre-Olivier Desplanches : La première tendance reste la demande croissante de liquidité des investisseurs institutionnels, dans un contexte où le marché primaire est structurellement plus important que le secondaire.

La seconde concerne le développement des transactions autour d’actifs exceptionnels. Bien identifier les meilleurs acteurs du private equity est complexe, et prolonger l’exposition à ces actifs après quatre ou cinq ans, avec un risque réduit, est très attractif. Ces deux dynamiques devraient continuer à soutenir durablement la croissance du marché secondaire.

 

Disclaimer :

Cet article est une collaboration commerciale avec Archinvest, société de gestion agréée par l’AMF sous le numéro GP-202221.

Un investissement dans un fonds Archinvest peut comporter des risques significatifs, notamment de perte totale ou partielle de capital. Il n’y a aucune assurance que le taux de rendement attendu du fonds puisse être atteint. Les investisseurs doivent posséder les capacités et les moyens financiers d’accepter les risques et l’absence de liquidité des fonds Archinvest.

Les commentaires de cet article reflètent l’opinion d’Archinvest à la date de réalisation et ne constituent pas une recommandation d’investissement. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.

Les critères d’investissement et les règles de fonctionnement des fonds présentés par Archinvest sont disponibles sur demande dans la documentation juridique qui prévaut sur les termes de cet article.

 

 

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