Capital-investissement : un marché des cessions en retrait

16/10/2025 - source : Profession CGP

L’étude semestrielle d’activité « Activité des acteurs du capital-investissement français au premier semestre 2025 » de France Invest, réalisée en partenariat avec Grant Thornton, révèle la résilience des levées de fonds et des investissements au premier semestre 2025 malgré les incertitudes économiques. En revanche, les cessions demeurent inférieures au niveau attendu.

À retenir : 14,7 Md€ ont été investis, en recul de 5 % par rapport au premier semestre 2024, dans 1 476 entreprises et projets d’infrastructure ; 17,4 Md€ ont été levés, en baisse de 6 % par rapport aux moyennes semestrielles observées entre 2023 et 2024 ; 4,8 Md€ de cessions en valeur, en baisse de 2 % par rapport au 1er semestre 2024, pour 581 opérations réalisées.

 

Malgré un léger retrait, les investissements restent dynamiques

Les investissements se maintiennent à un niveau élevé malgré un recul observé en montants investis. Cette évolution s’explique par la baisse (en valeur uniquement) des opérations ayant fait l’objet d’un ticket supérieur à 100 M€, en capital-investissement (hors infrastructure).

Les fonds de capital-investissement (hors infrastructure) ont investi 10,1 Md€ dans 1 365 entreprises, un niveau légèrement inférieur à la moyenne historique pour un 1er semestre. L’activité recule sur la plupart des segments ; les biens et services industriels restent le premier secteur d’investissement, suivie du numérique et de la santé. À noter, la part des opérations à l’international progresse, représentant 34 % des montants investis.

Les investissements des fonds d’infrastructures restent stables avec 4,6 Md€ investis dans 111 projets. Les énergies renouvelables confirment leur prédominance sectorielle avec 2,5 Md€ investis dans 68 projets, suivi du secteur des transports.

 

Des levées de capitaux soutenues mais une concentration accrue

Dans un contexte incertain, 17,4 Md€ ont été levés au 1er semestre 2025 (niveau proche des moyennes semestrielles observées en 2023 et 2024). La collecte est soutenue et se singularise par une concentration auprès de quelques acteurs sur tous les segments (sauf en capital-transmission), une hausse des engagements du secteur public et un nombre croissant de fonds de continuation.

Les levées sont plus longues et restent difficiles à mener dans le contexte actuel. Néanmoins, l’attractivité de la classe d’actifs à l’international se confirme tant pour les fonds de capital-investissement que pour les fonds d’infrastructures.

 

Les cessions restent pénalisées par le contexte économique dégradé

Dans la lignée des observations faites en 2024, les cessions restent en deçà du niveau attendu. Elles ralentissent légèrement par rapport au 1er semestre 2024, impactées par le contexte économique qui peut amener à reporter certaines décisions de cessions. Le nombre d’opérations de cessions, traditionnellement plus faible au 1er qu’au 2nd semestre, est en baisse traduisant un attentisme persistant du marché. Les montants cédés, au coût historique, restent en revanche stables par rapport aux 1ers semestres des années 2023 et 2024.