Les investisseurs obligataires sont confrontés à une baisse des taux, à des spreads serrés et à un marché de l'emploi fragile. Le plan nécessite de verrouiller le rendement et d'assurer la gestion de la duration, tout en restant vigilant sur la qualité du crédit.
Les perspectives des obligations en 2026 semblent solides, mais ce n’est pas sans obstacles. Les conditions favorables à des rendements attrayants, compte tenu des réductions de taux proactives de la Réserve fédérale (Fed), de la résilience des fondamentaux des entreprises et de l’appétit soutenu des investisseurs pour les obligations. Néanmoins, l’affaiblissement du marché du travail et la contraction des spreads de crédit présentent des défis potentiels. Nous prévoyons que 2026 sera une année où les investisseurs pourront trouver de la valeur en sécurisant le rendement, en gérant la duration et en mettant l’accent sur la diversification, tout en étant attentifs à la qualité du crédit.
Positionnement en faveur de réductions proactives des taux de la FedNous sommes dans un environnement où la Fed réduit ses taux de manière proactive afin d’éliminer le risque de conséquences négatives, et non en réaction à une crise (récession). Le marché table actuellement sur une séquence de réductions totalisant 75 à 100 points de base (pb) en 2025 et 75 pb supplémentaires en 2026. Cela suggère que le marché s’attend à un cycle agressif de baisses de taux, ce qui constituerait un écart significatif par rapport aux normes historiques en dehors d’une récession (voir figure 1).
Pour procéder à ce niveau d’assouplissement, la Fed aurait besoin de nouvelles preuves de la détérioration du marché du travail, qui devront arriver relativement rapidement. Cela exige également que la Fed examine (laisse passer) tout effet direct et secondaire des droits de douane sur l’inflation, l’accélération des dépenses en capital du secteur privé, l’assouplissement des conditions financières et l’impact budgétaire positif du One Big Beautiful Bill Act.
Nous estimons que ce scénario est peu probable, ce qui suggère que la courbe des bons du Trésor est mal évaluée, ce qui crée une opportunité pour les investisseurs. Contrairement aux cycles précédents, où les baisses de taux ont permis de faire redresser la courbe des taux, les baisses d’aujourd’hui devraient maintenir la courbe stable ou légèrement plus plate. Cela a trois implications pour les portefeuilles obligataires :
La duration devient attractive. Elle offre à la fois un rendement accru et une protection à la baisse par rapport aux pertes des marchés des actions, en particulier par rapport aux liquidités. Récolte de revenus. Les investisseurs peuvent profiter de rendements de départ élevés sans avoir à parier sur l’économie. Diversification. Les obligations de haute qualité fournissent une protection, en particulier dans un environnement où l’inflation reste (relativement) faible. Figure 1: Cycles d’assouplissement de la Fed depuis 1990
Source : Bloomberg LP et Columbia Threadneedle Investments. Données au 31 octobre 2025. 1990/91, 2001, 2007/09 & 2020 = la récession.
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Par Gene Tannuzzo, Global Head of Fixed income et
Ed Al-Hussainy, Portfolio Manager
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