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Epargne-retraite : le non-coté va-t-il s’enraciner ?

30/10/2025 - source : Investissement Conseils

Oui, selon le Baromètre Capital – Investissement 2025 NextStage AM et Spirica (réalisé en juin-juillet dernier). 40 % des épargnants voient en effet dans le capital-investissement une solution adaptée pour leur épargne longue, invoquant pour motifs la diversification de cette solution et son potentiel de rendement. Intéressant : cette perception est variable selon les générations, puisque la part est de 65 % chez les moins de 35 ans, contre 30 % pour les plus de 50 ans. Du reste, parmi les moins de 35 ans, 32 % déclarent déjà détenir du capital-investissement, soit le double de la moyenne constatée pour l’ensemble des épargnants toute classe d’âge confondue ! « Le baromètre confirme aussi l’attractivité de la classe d’actifs auprès des jeunes comme des épargnants patrimoniaux qui y voient une bonne solution de constituer de l’épargne longue performante. Le besoin de performance comme le rapport au risque évoluent et c’est très positif », commente Grégoire Sentilhes, président et fondateur de NextStage AM, premier acteur du marché à avoir structuré en 2015 un véhicule Evergreen et lancé en 2016 une unité de compte de Private Equity éligible à l’assurance-vie, puis au PER. Depuis, la loi industrie verte pleinement entrée en vigueur fin 2024 a enfoncé le clou avec des obligations de référencement dans les PER individuels (fin juin 2026 pour les PER d’entreprise). Les proportions de non-coté y restent toutefois limitées (par obligatoire de 2 à 15 % dans la gestion pilotée des PER, selon les profils). Encore du chemin… Du reste, les assureurs y déploient souvent des stratégies de diversification des actifs non cotés au sein même des poches de Private Equity (capital-risque, capital-développement, LBO, etc.) pour mutualiser les risques. Dans ce contexte, le rôle du conseil est évidemment primordial, ce qu’est venue confirmer l’étude (qui a aussi interrogé deux cents CGP). Ainsi, 63 % des épargnants veulent un rendez-vous personnalisé avec un conseiller pour orienter leurs investissements en épargne retraite (74 % des moins de 35 ans). Répond à cette demande le besoin de formation des conseillers : 60 % d’entre eux expriment un intérêt pour des actions de formation « continue » sur le capital investissement, quelle que soit la taille des encours qui leur sont confiés. Le chemin reste toutefois long, tant la méconnaissance des solutions reste importante. 47 % des épargnants ont déclaré dans l’étude ne pas connaître la classe d’actifs du capital-investissement (54 % en 2023). Presque autant (45 %) ont aussi une méconnaissance des produits d’épargne longue, dont le PER.