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Epopée Gestion lance un fonds d’infrastructures éligible à l’assurance-vie

05/06/2025 - source : Profession CGP

Après avoir recruté Maxime Le Boursicaud en mars 2024, puis lancé un fonds hôtelier éligible au 150 OB Ter, Epopée Gestion (750 millions d’euros d’encours) renforce sa présence auprès de la clientèle privée via le lancement d’un fonds d’infrastructures bas carbone, le FCPR Épopée Infra Climat Co-Invest I, éligible à l’assurance-vie. Entretien avec Ronan Le Moal, co-fondateur de la société de gestion.

Vous venez de lancer le FCPR Épopée Infra Climat Co-Invest I, un fonds d’infrastructure éligible à l’assurance-vie (article 9 SFDR). Pour quelles raisons ?

Ronan Le Moal : En effet, Epopée Gestion a été créé il y a cinq ans d’abord pour servir une clientèle d’investisseurs institutionnels. Puis nous avons fait une première approche auprès de la clientèle privée via unfonds dédié à l’hôtellerie avec la SLP Épopée Hôtels Idédiée au repositionnement d’hôtels sur l’arc Atlantique. Avec Épopée Infra Climat Co-Invest I, la logique est similaire : les investisseurs particuliers entretiennent une certaine proximité avec la classe d’actifs, laquelle fait preuve de résilience dans un contexte compliqué et propose un couple rendement/risque équilibré sur le long terme. Ils s’emparent bien de la thèse d’investissement qui vise ici à accélérer la transition énergétique dans les territoires.

 

Quelles sont les caractéristiques de ce fonds ?

Ce produit a été construit en partenariat avec Suravenir qui souhaitait élargir sa gamme Tremplin dédiée aux actifs réels et qui permet donc au plus grand nombre d’y accéder.

Nous restons dans notre cœur d’expertise, à savoir être un gérant engagé dans l’ESG et la territorialité. Ce fonds investit dans des projets d’infrastructures de décarbonation sur l’arc Altantique. Il s’agit d’une nouvelle génération d’infrastructures avec l’ambition de soutenir des projets, souvent issus de technologies relativement émergentes pour les faire passer à l’échelle. Les secteurs visés sont ceux des énergies renouvelables, de l’efficience énergétique, des mobilités durables, de l’économie circulaire et du recyclage ainsi que le domaine maritime. Dans les projets ciblés, on retrouve la plateforme d’agrivoltaïsme EnerVivo et les projets de bornes de recharge pour véhicules électriques Qovoltis et Greenspot dans lesquels nous avons déjà investi, ou encore les domaines des porte-conteneurs à voiles, de la rénovation de data centers, de la modernisation de ports ou encore du recyclage.

Épopée Infra Climat Co-Invest I prendra des participations aux côtés du fonds Épopée Infra Climat I dédié aux investisseurs institutionnels - dont Allianz, Groupama, Abeille Assurances, la CDC, Suravenir… - et dans des conditions identiques. Il s’agit donc bien d’un fonds de co-investissement et non pas d’un feeder, qui se concentrent sur de nouveaux projets (Greenfield), d’où une durée de vie de douze ans, un horizon de temps qui correspond à la maturité de ce type d’actifs.

Sa VL est bi-mensuelle et les arbitrages sont assurés par Suravenir même si la nature des sous-jacents doit inciter à rester positionné sur le produit au moins 5 ans.

 

Pourquoi ne pas avoir créé un Evergreen ?

Car il s’agit d’un fonds qui réplique les investissements du fonds Épopée Infra Climat I. Lancé en 2023, ce dernier compte aujourd’hui 150 millions d’euros d’encours et est géré par les équipes d’Emmanuel Walliser, notre directeur des infrastructures. 

 

Quel bilan pouvez-vous tirer pour votre fonds hôtelier ?

Avec Maxime Le Boursicaud que nous avons recruté il y a un peu plus d’un an, nous avons d’abord fait un important travail de référencement du fonds. Quelques dizaines de millions d’euros ont ensuite été collectés. Après avoir réalisé quelques investissements, nous pouvons démontrer la qualité financière de notre produit et des sous-jacents. C’est avant tout ces deux critères qui nous permettent de collecter, l’éligibilité du fonds au régime de l’apport-cession étant le plus souvent secondaire et spécifique.

 

Après avoir également repris la gestion de l’UC Y Immo de Yomoni, comptez-vous élargir encore votre offre pour la clientèle privée ?

Nous comptons en effet monter en puissance progressivement sur la clientèle patrimoniale et une deuxième personne va venir soutenir Maxime dès septembre prochain. Si ce n’était pas notre objectif à notre création, désormais, lorsque nous créerons un produit nous réfléchirons systématiquement à l’intérêt de l’offrir à la clientèle privée que ce soit via l’assurance-vie ou un compte-titres.

Dans tous les cas, nous comptons rester fidèles à notre ADN qui repose sur un ESG Territorial car nous sommes convaincus que la transition passera par les territoires.