2025 a commencé en douceur pour le marché du résidentiel, révèle les indicateurs Immostat. Au premier trimestre, 504 millions d’euros y ont été investis, soit une baisse de 39 % par rapport au premier trimestre 2024. Paris et ses couronnes ont, une nouvelle fois, été les principales locomotives de l’activité sur la période étudiée, avec plus de 337 millions engagés sur ces territoires, soit 67 % du volume global. « Ce résultat en demi-teinte ne doit pas faire douter du fort intérêt qu’ont les investisseurs pour le résidentiel aujourd’hui. Les candidats acquéreurs sont nombreux, sans que cela ne crée un phénomène de surenchère, preuve que le marché est sain. Par ailleurs, une multitude de grandes opérations, avec des temps de commercialisation longs, est en cours et devrait doper les volumes en cours d’année si les calendriers sont tenus », commente François-Xavier Pascal, directeur résidentiel Investment Properties chez CBRE France. Le logement classique, moteur du marchéPrès de 407 millions d’euros ont été investis dans le logement classique, intermédiaire et intergénérationnel. Si le logement classique reste le principal moteur du marché, avec 353 millions investis (70 % du volume total) au cours du premier trimestre, il enregistre néanmoins une performance en retrait de 39 % par rapport à l’an dernier. Le marché du logement intermédiaire a connu une baisse encore plus importante. En effet, 54 millions d’euros ont concerné ce type de bien au cours des trois premiers mois de l’année, soit un recul de 41 % en un an.
Le résidentiel géré tiré par les résidences étudiantesLe marché du résidentiel géré a connu également un début d’année plutôt timide. En effet, seuls 97 millions d’euros ont été investis, contre 107 millions un an auparavant. Ce moindre résultat s’explique par l’absence totale d’activité sur le segment des résidences services seniors. « Le résidentiel géré a été porté quasiment exclusivement par les résidences étudiantes au premier trimestre. Les montants engagés dans cette classe d’actif affichent une progression de 64 % par rapport à l’an dernier. Ces résultats témoignent de l’intérêt croissant des investisseurs pour la diversification de leurs actifs », souligne Jean-François Morineau, directeur général délégué conseil habitation et Hospitality de BNP Paribas Real Estate Advisory.
Un marché francilien qui se redressePour le marché francilien, le début d’année 2025 reste marqué par un nombre important de préemptions, soit dix opérations pour près de 30 % des volumes en résidentiel classique en Ile-de-France. Enfin, côté résidentiel géré, les produits étudiants continuent à drainer les capitaux et représentent la quasi-totalité des volumes ce trimestre. « En parallèle des rachats de plates-formes en cours qui devraient se finaliser dans les prochains mois, certains investisseurs ont réussi ce trimestre à mettre la main sur des produits immobiliers purs, avec un bail commercial, des opportunités rares sur un marché dominé par les opérateurs », conclut François-Xavier Pascal.