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J.Safra Sarasin - CIO Update : L’incertitude reste élevée

09/05/2025 - source : Patrimoine 24

Le tassement de la croissance et les révisions à la baisse des prévisions de résultats devraient peser sur les actions. Un positionnement prudent s’impose.

Perspective macro-économique – L’incertitude politique pèse sur la croissance

Aux États-Unis, les indicateurs de sentiment et les chiffres de la croissance continuent de diverger. Le moral des ménages, à l’instar de l’indicateur de l’Université du Michigan, a nettement reflué en avril. En revanche, les chiffres de la croissance montrent que l’activité économique résiste et que le marché du travail reste robuste, ce malgré les suppressions d’emplois effectuées jusqu’à présent au sein du gouvernement fédéral américain par le Department of Government Efficiency (DOGE). Les indices des directeurs d’achat se maintiennent également à un niveau relativement élevé. L’activité dans le secteur manufacturier s’est légèrement tassée, tandis que les services ont enregistré une hausse modérée. Toutefois, les répercussions économiques des droits de douane et le regain d’incertitude mettront du temps avant d’apparaitre dans les données. En prévision de l’impact économique des droits de douane américains, nous avons ramené notre prévision de croissance pour les États-Unis, de 2,2% à 1,3% en 2025.

 Forte incertitude politique

forte incertitude politique graphSource: LSEG, Bank J. Safra Sarasin, données mensuelles, dix dernières années jusqu’à avril 2025

 

Dans la zone euro, les données conjoncturelles ont récemment repris leur trajectoire baissière, après le rebond intervenu en mars suite à l’annonce du pacte budgétaire allemand. L’incertitude accrue qui plane sur le commerce mondial nous a conduits à réviser notre prévision de croissance de la zone euro de 1% à 0,8% pour 2025. La nette appréciation de la monnaie unique suite à la vente d’actifs américains pourrait s’avérer un nouveau frein pour la zone euro, région axée sur l’exportation et dont la croissance a bénéficié d’une relative dépréciation de la monnaie au premier trimestre. D’un autre côté, un euro plus fort contribue à ce que l’inflation de la zone se rapproche plus rapidement de l’objectif de la BCE, ce qui permettrait à l’autorité monétaire de procéder à de nouvelles baisses des taux d’intérêt lors des prochaines réunions.

 

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J Safra Sarasin

 

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