Avec ses 775 000 transactions enregistrées en 2024 (contre 872 000 sur l’année 2023), le marché immobilier a atteint son point bas, marquant une troisième année consécutive de baisse des ventes, révèle la Fnaim. A fin octobre, les ventes affichaient un recul de 15 % sur douze mois glissants, avec 774 000 actes signés. En décembre 2023, elles plafonnaient encore à 872 000. Par rapport au pic de ventes (1,2 million en août 2021), la baisse est de 36 %. C’est la plus forte baisse enregistrée depuis cinquante ans. Cette décélération s’explique par l’effet combiné de l’inflation, de la hausse des taux et des difficultés croissantes d’accès au crédit immobilier. Les transactions sont en recul sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le volume des ventes, qui a atteint son niveau le plus bas depuis 2015, marque toutefois un palier, laissant espérer un redémarrage progressif en 2025.Des prix modérément orientés à la baisseAprès une baisse marquée de 4 % en 2023, les prix ont reculé de manière modérée, à - 0,8 % en moyenne nationale. Une dévaluation qui concerne surtout les villes. A Paris, la baisse cumulée depuis 2020 dépasse les 11 %, avec un prix moyen de 9 768 €/m2, tandis que certaines zones, comme les stations de ski ou les stations balnéaires (respectivement +26,2 % et +24,7 %, sur cinq ans), affichent des hausses notables. Pour la première fois depuis plus de cinquante ans, les ventes et les prix baissent simultanément deux années de suite. Cette baisse des prix est relativement homogène sur l’ensemble du territoire, signe d’une réelle tendance de fond, même si certaines villes se démarquent, soit par des baisses prononcées (- 5,4 % pour Nantes, - 5,2 % pour Reims ou - 4,7 % pour Lyon), soit par des prix en hausse, à rebours du marché national (+ 7,1 % à Toulon, + 2,8 % à Caen).Vers une stabilisationUne embellie semble toutefois s’installer sur le marché, puisque les prix se stabilisent depuis février 2024. La reprise du marché en 2025 dépendra de nombreux facteurs : éventuelle baisse des taux d’intérêt, évolution du contexte géopolitique et orientations politiques. Les premiers signaux d’un apaisement du marché enregistrés l’année dernière pourraient se confirmer, permettant un redémarrage progressif des transactions.