L’Association française de la gestion d’actifs (AFG) a dévoilé les résultats de son enquête annuelle. En 2024, les encours des fonds responsables ouverts auprès de la clientèle d’investisseurs non professionnels atteignent 1 322 milliards d’euros. Cette progression annuelle, de l’ordre de + 9,2 %, illustre la poursuite de l’engagement des investisseurs en faveur d’une finance plus durable. Les réponses des sociétés de gestion témoignent de leur capacité à innover en diversifiant les solutions proposées.
D’année en année, l’investissement responsable gagne du terrain afin de mieux aligner l’épargne avec les objectifs environnementaux et sociaux.
Ainsi, dans le détail, les encours des fonds responsables ouverts auprès de la clientèle d’investisseurs non professionnels sont en hausse : 1 322 milliards d’euros, en progression de + 9,2 % par rapport à 2023. Près de 70 % de ces encours répondent à la catégorie la plus engageante selon l’AMF (« Approche significativement engageante » selon la position-recommandation de l’AMF portant sur les caractéristiques extra-financières et la communication délivrée aux investisseurs).
Les fonds labellisés restent des gages de confiance pour les investisseurs : 815 milliards d’euros, soit plus de 1 200 fonds (recensés parmi les sociétés de gestion ayant répondu à l’étude), dont une large majorité de fonds ISR.
L’étude note également l’essor des obligations durables dans les portefeuilles des fonds et des mandats de gestion – 221,5 milliards d’euros (+ 48 %), dominés par les Green Bonds (72 % des encours) –, le développement régulier de la finance à impact – 85,5 milliards d’euros (+ 5,8 %), détenus à 77 % par des investisseurs institutionnels –, le renforcement net des politiques climatiques – 81 % des sociétés de gestion répondantes (contre 62 % en 2023) utilisent des indicateurs climat couvrant 73% de leurs encours – et le désengagement progressif des énergies fossiles – les expositions au charbon qui représentent 0,3 % de l’encours global en 2024, et celles au pétrole et gaz (2,3 %) sont de plus en plus faibles.

