Finindep est l’un des plus vieux groupements de cabinets de conseil en gestion de patrimoine. David Fasolo, gérant du cabinet FBP Associés, président du groupement depuis juin 2024, revient sur la philosophie de la structure et ses ambitions.
Investissement Conseils : Finindep est né en 1983, quel est son ADN ?David Fasolo : Finindep est un groupement (sous forme de SAS) de cabinets de conseil en gestion de patrimoine, tous adhérents de la Chambre nationale des conseils en gestion de patrimoine (CNCGP), et qui n’a pas vocation à faire du profit. Il s’agit d’une association de moyens dont l’objectif est de coordonner les échanges sur nos pratiques professionnelles, les offres de nos partenaires-fournisseurs… Tous les membres sont bénévoles et apportent leur contribution pour que chacun puisse monter en compétences. Nous avons comme mission d’accompagner les nouveaux venus dans la profession afin qu’ils ne soient pas isolés et qu’ils puissent se développer au sein d’un écosystème de qualité. Pour les membres déjà en activité, le partage des bonnes pratiques vise à ce que chacun apporte sa vision entrepreneuriale pour dépasser le stade de l’artisanat, sans exploser en plein vol.Quel impact a la consolidation sur votre groupement ?Nous avons enregistré quelques départs de membres, qui ont été compensés par de nouveaux arrivants. Deux cabinets nous ont rejoints cette année, l’un créé par un ancien banquier, l’autre par un ancien assureur. Pour les plus anciens membres de Finindep, la vente à un consolidateur peut être un processus naturel. Néanmoins, d’autres voies existent, comme la transmission à des enfants ou à des salariés. D’ailleurs, la question de l’association des collaborateurs est un sujet trop souvent mis de côté. Or, outre la transmission du cabinet, elle permet d’en assurer la pérennité en cas de décès ou d’incapacité du dirigeant. C’est donc aussi une question de protection du patrimoine du gérant.Quels services avez-vous mis en place ?Nous partageons des formations juridiques et fiscales de haut niveau, comme cette année avec Fac & Associés ou l’Aurep. Nous avons également mis en place des partenariats privilégiés avec certains fournisseurs historiques, sans pour autant influer sur la politique commerciale des cabinets. De même, nous sommes à l’écoute du marché sur les offres logicielles. Par ailleurs, nous avons mis en place différentes commissions animées par les membres. Par exemple, la commission investissement est chargée de rencontrer les sociétés de gestion et les gérants que nous utilisons ou qui pourraient bonifier nos portefeuilles. La commission allocation d’actifs vient, quant à elle, apporter son point de vue sur la construction de portefeuille en compagnie de Patrick Delaroque de la société Conselli. Trois profils – prudent, équilibré, dynamique – ont été créés, ainsi qu’une revue trimestrielle, et nous devrions dupliquer ces allocations avec un prisme ISR. Parmi les autres commissions, nous trouvons juridique et fiscal, immobilier, réglementation, outils d’agrégation de données, et communication. Dans tous les cas, notre fonctionnement vise à préserver l’indépendance capitalistique et intellectuelle des adhérents.Comment intégrez-vous de nouveaux membres ?Nous recherchons des cabinets à la dimension entrepreneuriale, qu’il s’agisse de professionnels qui viennent de s’installer ou de CGP déjà bien établis. Un dossier de candidature doit nous être adressé, avec la présentation des motivations qui incitent le dirigeant à vouloir nous rejoindre. Le plus souvent il s’agit de cooptation. Si la candidature est retenue, une période de deux années s’ouvre. C’est à l’issue que leur adhésion est entérinée ou non. Si la personne est retenue, elle acquiert alors des parts de la SAS (4 000 euros) et peut ainsi faire pleinement partie du groupement, dont la cotisation mensuelle est fixée à 270 euros HT pour 2025. Quelques chiffres sur Finindep ?Finindep, c’est vingt-et-un cabinets pour trente-deux CGP. Nos encours totaux s’élèvent à 850 millions d’euros, pour une collecte autour de 80 millions l’an passé.